Les violons les plus chers

avec 22 commentaires

Découvrez dans cet articles les violons les plus chers actuellement. Attention, car cette liste peut donner le vertige !

 

Œuvre d’art ou instrument de musique ?

Oseriez vous jouer sur un violon qui aurait sa place dans un musée ? Outre le prix que ces pièces, ressentir le poids de l’histoire entre vos mains ne vous en dissuaderait-il pas ?

Les instruments du quatuor à corde sont aujourd’hui parmi les antiquités d’art les plus prisées. C’est pourquoi certains d’entre-eux peuvent atteindre parfois des sommets vertigineux lors de vente aux enchères. On parle alors de plusieurs millions d’euros…

Beaucoup d’entre eux se trouvent à l’abri dans des collections privées, des musées ou des coffres forts. Pourtant des musiciens parmi les plus chanceux ont l’opportunité de jouer sur ces trésors qui ont traversés les siècles. Ils jouent par conséquent sur des instruments ayant parfois appartenu à des musiciens ou personnalités légendaires. C’est pourquoi les possesseurs actuels témoignent souvent des intense émotions qui émanent de leurs violon, altos ou violoncelles. Comme s’ils étaient habités par quelque chose de surnaturel.

Au fond, les luthiers d’autrefois pouvaient-il se douter qu’ils allaient donner un jour donner le vertige aux commissaires-priseurs ?

 

 

Le top 5 pour les violons les plus chers

1 – Le “Macdonald“, un record dans le monde des enchères ($45 millions)

Qu’il n’en déplaise aux violonistes, les violons les plus chers sont en fait beaucoup plus abordable que cet alto !

Le “Macdonald” est un alto du maître italien Antonio Stradivari en 1719. Celui-ci doit son nom au troisième baron Macdonald, Godfrey Bosville, qui en fit l’acquisition vers 1820. Le record absolu de mise au enchère a été dépassé  le 26 Juin 2014 chez Sotheby’s à Paris. Cet instrument a en effet été mis à prix pour $45 millions, une somme colossale qui n’a aucun précédent !

L’estimation de son prix est important à cause du nombre très limité d’alto produit par le maître italien. En effet seulement dix d’entre-eux sont identifiés à ce jour. Contrairement aux quelques six-cent violons et cinquantaine de violoncelle produits dans son atelier durant sa vie. Ce qui rend le “Macdonald” si fameux est qu’il est l’unique représentant de “l’âge d’or” du célèbre luthier. On peut également ajouter qu’il n’a aucunement été altéré au fil du temps. Possédant de ce fait encore beaucoup de vernis et n’ayant apparemment pas été fracturé.

C’est son caractère unique et son parfait état qui en font un des objets les plus convoités au monde. Il est d’ailleurs le seul instrument disponible qui permettrait la création d’un quatuor complet de Stradivarius. En d’autres termes un ensemble de deux violons, un alto et un violoncelle construits par le maître.

En définitive, malgré le choc médiatique et l’absolu rareté de ce prestigieux instrument, personne ne s’est encore décidé à l’acquérir. Bien qu’il s’agisse d’un instrument réellement inestimable.

 

2 – Le “Vieuxtemps”, le violon des virtuoses (+ de $15.9 millions)

Le violon "Vieuxtemps" - les violons les plus chers
Le violon “Vieuxtemps”

Fabriqué en 1741 par un autre luthier Crémonais, Guarneri Del Gesù. Ce violon est nommé “Vieuxtemps” en hommage a l’un de ses propriétaires : Le violoniste et compositeur Henri Vieuxtemps. De même, il est passé entre les mains des plus grands virtuoses. C’est ainsi qu’il devint au fil du temps le partenaire de Yehudi Menuhin, Itzhak Perlman ou Pinchas Zukerman. Tout compte fait, un instrument qui n’a pas cessé de ravir nos oreilles…

En janvier 2013, le violon a toutefois été vendu par la maison J.&.A. Beare à un acheteur anonyme pour un montant non-révélé. Les vendeurs ont cependant confirmés que le prix dépassait le précédent record établi à $15.9 millions.

 

3 – Le “Lady Blunt”, aux enchères pour la bonne cause ($15,9 millions)

Le violon "Lady Blunt" - les violons les plus chers
Le violon “Lady Blunt”

Cet instrument signé par Antonio Stradivari et daté de 1721. Il a été acquis par un anonyme lors d’une vente aux enchère en ligne qui a eu lieu en 2008. Les gains furent alors reversés à une fondation japonaise luttant contre les dégâts des séismes et tsunamis. La vente qui a été organisé à l’époque par le spécialiste de la vente d’instruments rares Tarisio a fait beaucoup de bruit. D’autant plus qu’on disait le violon “Le mieux préservé des Stradivarius offert à la vente dans le siècle passé”. Celui-ci s’est finalement vendu pour $15,9 millions, pulvérisant de plus de quatre fois le montant de l’ancien record.

Ce précieux violon tire son nom de Lady Anne Blunt, la petite fille du célèbre poète britannique Lord Byron. Elle en avait alors fait l’acquisition par l’intermédiaire de Jean-Baptiste Vuillaume. De plus, celui-ci a été très peu utilisé pendant des siècles car souvent passé entre les mains collectionneurs. Cet exemple de la fin de l’âge d’or du maître est dans un état de conservation irréprochable. Sans compter que c’est un des rares instruments à posséder encore son manche d’origine.

 

4 – Le “Mary Portman” ($10 millions)

Le violon "Mary Portman"
Le violon “Mary Portman”

Le “Mary Portman” est un violon fabriqué par Guarneri Del Gesù en 1735. Il tire son nom d’une aristocrate anglaise du nom de Mary Isabel Portman. Elle a possédé ce violon au cours du 20ième siècle et celui-ci est aujourd’hui estimé à $10 millions.

 

5 – Le “Hammer” ($3,5 millions)

Ce Stradivarius de 1707, a été vendu en Mai 2006 dans la célèbre salle de vente Christie’s avec une enchère à $2,03 millions. Il s’agissait à l’époque de la plus grosse vente jamais réalisée pour un violon. Sa mise à prix était pourtant de $1,5 millions mais il a été obtenu pour $2,5 millions.

Ce délicat violon doit son nom à Christian Hammer, un collectionneur suédois du 19ième siècle. Il en est le premier propriétaire actuellement connu.

 

Un violon inestimable !

Parmi les violons les plus chers du monde se trouvent également le Messie. Il s’agit d’un autre instrument d’Antonio Stradivari  fabriqué au sommet de son art en 1716, mais son histoire est très controversée. En effet, il s’agit du modèle sans aucun doute le mieux conservé du maître crémonais car il n’a presque jamais été joué et se trouve encore des un état exceptionnel. Tellement préservé en fait que de nombreux spécialistes doutent de son authenticité. En fait, le Messie ne nous demande qu’à avoir foi en lui.

Si celui-ci était véritablement le travail du maître, il battrait surement tous les records actuels en terme d’enchère. Mais pour l’instant celui-ci appartient au Ashmolean Museum d’Oxford et je vous invite à le découvrir sur cette page : Le Messie.

 

 

Quelques réflexions sur le prix des instruments

Les instruments de la famille du violon sont dotés d’une architecture géniale. C’est pourquoi ils ont pu traverser les âges et les courants musicaux sans encombres. Par ailleurs avec leurs ancienneté de plus de 400 ans pour certains d’entre eux, ils ont obtenu le statut d’antiquité. Ceux qui sont encore dans des états de conservation et de jeu sont très recherchés par les connaisseurs. Mais où doit se trouver une antiquité d’art aujourd’hui ? Dans une salle de concert, un coffre-fort ou une cage de verre ?

La rareté et le prestige sont nécessairement une cause d’un prix élevé. Il est de bon ton dans le milieu classique de posséder ou d’avoir été doté d’un de ces instruments mythique. Le talent du musicien se retrouve parfois éclipsé par à l’instrument qu’il possède. De façon que lors de concerts, le violon, alto ou violoncelle peut lui aussi être une célébrité. Si bien que cela peut poser problèmes aux nouvelles générations de professionnels.

On constate sur ces dernières décennies une flambée ahurissante des prix d’instruments de maître italiens de la Renaissance. Toutefois, que les musiciens se rassurent, les bons instruments ne sont pas toujours hors-de-prix. En effet, la technique, la connaissance et la réflexion des luthiers actuels sont exceptionnelles. On parle parfois d’un nouvel âge d’or de la lutherie.  Les instruments de lutherie moderne rivalisent tout à fait avec leurs homologues antiques, aussi bien au niveau sonore qu’esthétique. Bien que dépourvu de passé glorieux tel que les violons les plus chers dont nous avons parlés.

Les chef-d’œuvre que nous ont transmis fabricants de Crémone et d’ailleurs sont le témoignage d’un travail d’exception. L’héritage qu’ils nous ont laissé va encore influencer des générations de musiciens et de luthiers. Il est important de les traiter avec respect et considération car les violons les plus chers, et même les moins chers, sont tous sans exceptions “inestimables”

 

Oseriez-vous jouer sur les violons les plus chers ou bien trouvez-vous cette escalade ridicule ? N’hésitez pas à en débattre dans les commentaires !

22 Responses

  1. Galley de La Varonne
    | Répondre

    Votre article est très intéressant mais je ne suis pas d’accord avec certains points. Hilary Hahn joue un Vuillaume et a réussi à se faire un nom sans jouer un crémonais, par exemple. Donc la possession d’un tel instrument n’est pas nécessaire pour accéder à la notoriété. Quant au fait que les strad. soient parvenus jusqu’à nous en bon état, le Lady Blunt en est un parfait démenti car il a eu une fracture d’âme, entre autres dommages(sources : le carnet de Eugène Gand publié par Les Amis de la musique à Bruxelles). De mon point de vue, le prix de ces instruments relève du marché de l’art et n’a rien à voir avec leur valeur réelle en tant qu’instrument de musique. Arthur Grumiaux jouait un Guarnerius, mais aussi un Gand père et un Joseph Hel, avec lesquels il s’est produit en concert et au disque (mais sans le dire) et il n’est pas le seul. Les luthiers français du XIX° ont produit d’excellents instruments de musique, non seulement à Paris, mais aussi à Mirecourt. Et les luthiers actuels savent aussi faire de bons instrument.
    Cordialement
    M. G. de La Varonne

    • Merci pour votre commentaire très pertinent. C’est vrai que l’article peut faire penser que je parle que des instruments crémonais du 18e siècle puisque il n’est questions ici que des records de prix atteints par des instruments qui se trouvent être exclusivement de Guarneri del Gesu ou Stradivari. Mais des noms tels que Vuillaume, Gand ou Hel sont tout à fait prestigieux et se placent parmis les grands noms de la lutherie française. Posséder un instrument ancien de grands maître Français, Allemands ou Anglais est plutôt crédible aux yeux de tout musicien classique puisque évidemment les instruments crémonais de cette période sont très cher et cela n’a effectivement rien à voir avec une qualité de fabrication ou de son supérieur.

      Quant aux luthiers actuels, ils savent effectivement réaliser des instruments exceptionnels, certains parlent de nos jours d’un second âge d’or de la lutherie du quatuor. En 2013, le record d’un violon de Sam Zygmuntovich a été vendu aux enchères par Tarisio à 130.000 USD et vends ses fabrication actuelles 48.000 USD pour une liste d’attente de 4 ans.

  2. Fedy
    | Répondre

    Je viens de trouver chez mes grands parents un violon qui date de 1758 : de Benoit Fleury, rue des Boucherons Saint-Germain Paris.

    Est-ce que je peux savoir à quel prix il est estimé?

    • Il faudrait vérifier son origine avant tout mais d’après le site de la maison de vente aux enchères Tarisio : le record de vente pour un violon de ce fabricant est de $30,779 en Octobre 2011.

  3. Douadi Benmamar
    | Répondre

    Bonjour,
    J’ai trouvé dans le grenier d’une maison que je viens d’acquerir un violon portant une étiquette copie stradivarius et une autre masspacher. Pouvez me dire s’il vous plait si il s’agit d’un instrument de qualité et de sa valeur ? C’est un instrument que je mettrai à disposition pour un conservatoire.

    Merci par avance de vos renseignement.

    • Ce sont surement des instruments qui ont été fabriqués à Mirecourt, selon leurs états ils peuvent valoir de quelques centaines d’euros à un millier d’euros. S’ils sont dans un état jouable bien sûr.

      • Douadi Benmamar
        | Répondre

        Merci beaucoup de votre réponse. Je vais voir avec le conservatoire de ma ville pour leur mettre à disposition.
        Bien cordialement.

  4. david
    | Répondre

    bonjour, j ai un violon qui de famille arriere arriere grands parents du plus loin que je puisse remonter..voici sa description: coffret cercueil, archet tourte avec boite colophane gand et bernardel paris, violon avec etiquette joseph guarnerius fecit cremonae anno 1725 ihs, pochette corde bernhardt. il y a un petit losange en relief pres de l ame.qu en pensez vous?
    merci

    • Bonjour, les petits losanges sont des renforts pour le joint central, il devrait y en avoir plusieurs tout le long de celui-ci. Pour le reste c’est toujours délicat de s’exprimer sans images à l’appui. Il se pourrait bien que cela soit un violon de Mirecourt d’après la description des accessoires.

  5. david
    | Répondre

    merci pour ces informations…je vais envoyer quelques photos si voulez bien

  6. Daniel Tytgat
    | Répondre

    Je possède un violon portant une étiquette Joseph Guarnerius 17 XX (année difficilement lisible) avec le sigle IHS dont un double liseré est nacré. La crosse de cet instrument est sculptée et fait apparaître également un IHS. Le fait de constaté ce liseré étonnant pour moi m’interpelle. Aurait-il été construit pour une dame de la noblesse. L’étiquette présente toutes les caractéristiques d’être d’époque. Il possède un son superbe. Je viens de le prêté à un violoniste faisant partie de mes amis. Il va le faire équiper d’un nouveau chevalet et de cordes modernes.

    • Quand vous faites mention d’un liseré nacré est-ce qu’il s’agit des filets qui font tout le tour de la table et le fond de l’instrument ?

  7. Arnaud Stehlin
    | Répondre

    Bonsoir,
    J’ai des questions très simples qui me tracassent et je vous remercie par avance de la bienveillance que vous leur accorderez.

    Considérant le violon d’un point de vue technique
    (violon fabriqué par un luthier),
    Qu’est ce qui justifie son prix?
    Ou réside la technicité de la fabrication?
    Qu’est-ce qui justifie que les études à Academia Cremonensis (luthier – 3 ans) à Crémone aient un coût élevé?
    Est-il possible d’apprendre le métier de luthier en étant apprenti, à temps plein chez un luthier?

    Encore une fois, merci pour l’intérêt que vous porterez à mes interrogations.
    Bien à vous
    Arnaud Stehlin

    • Bonjour Arnaud,
      Je ne suis pas persuadé que ce soit des questions si simples, mais je vais tout de même tenter d’y répondre.

      Le prix de vente d’un violon moderne est aux alentours de 10-15 000€ en moyenne en Europe. Il s’agit du fruit d’environ 200h de travail et de longues années d’expériences et d’apprentissage. Certains luthiers peuvent très bien vendre leurs production 25, 35 ou 45 milliers d’euros, tout est question d’offre et de demande, prestige et notoriété. En fait, au delà d’un certain point, le prix d’achat ne se justifie que par le prix qu’est prêt à dépenser l’acheteur. En tant qu’oeuvre d’art.

      Quant à la technicité, cela dépend du résultat final, n’importe quel amateur motivé peut construire un violon, mais le résultat ne sera évidemment pas à la hauteur d’un maître.

      Les études dans des écoles privées ou publiques se justifient dans le sens où il n’existe pas de cursus d’apprentissage ou de compagnonnage officiel et la seule façon d’obtenir un diplôme de métier d’art est de passer par ce biais. Elles ont un coût élevé car ce sont souvent des écoles privées avec des subventions très limitées. Je ne connais pas exactement le coût mais elles sont surement équivalente à n’importe quelle année en école privée (8 à 10 000 €)

      Un luthier pourra prendre un apprenti dans son atelier, mais ce sera très souvent après la formation préalable en école de lutherie. Ou alors ce sont des arrangements particuliers. Au cas par cas.

      J’espère que cela vous apportera des éléments de réponse. Si jamais vous aviez d’autres questionnements n’hésitez pas à m’envoyer un e-mail ou me téléphoner.

  8. Zed
    | Répondre

    Bien sûr que j’oserais jouer un Stradivarius ou un Guarnerius !

    Un instrument de musique est fait pour être joué, c’est ce qui lui donne son âme.

    Et je ne parle pas de la petite pièce de bois : en latin, “anima”, qui a donné “âme”, désigne “le souffle de la vie” qui caractérise un être vivant.

    Tant qu’il est joué, un instrument reste vivant. Dans une vitrine, c’est comme un animal empaillé dans un museum d’histoire naturelle. Un cadavre desséché.

    Un violon a ceci de commun avec un voiture ancienne qu’il se dégrade beaucoup plus quand on ne s’en sert pas.

    En ce qui concerne le prix de ces instruments, il est clair qu’il ne reflète pas leurs qualités intrinsèques mais il est fixé par l’offre et la demande, c.à.d. qu’un tel instrument vaut ce qu’un acheteur est prêt à y mettre. Et la bulle spéculative n’est pas près de se dégonfler…

  9. Jean-Pierre Xanthopoulos
    | Répondre

    Mes parents m’ont offert en 1963 un violon. Ce violon ne porte pas d’étiquette mais selon un luthier c’est un violon Allemand produit soit vers la fin du 19e siècle ou en début du 20e siècle. J’ai remarqué à l’intérieur du violon qu’il y a la lettre B gravé. Auriez-vous une idée du fabriquant de cette époque et la valeur que mon violon pourrait avoir?

    • Bonjour Monsieur, vous pouvez éventuellement m’envoyer des photographies de votre violon. Cela pourrait m’aider à déterminer avec plus de précision son origine.

  10. Clara Ougad
    | Répondre

    Bonjour je dispose d un violon copie de antonuis stradivarius cremonenfis faciebat anno 1721
    Je ne connais pas du tout sa valeur
    Pouvez vous me renseigner
    Cordialement
    Valerie

    • Bonjour,

      Je peux tenter de vous en dire plus si vous m’envoyez quelques photographies et mesures de votre violon par e-mail.

  11. Claude Servajean
    | Répondre

    Bonjour: J’ai trouvé un jour un violon aux Puces dont la table d’harmonie avait été écrasée mais réparée par deux luthiers: Bizet 1864 Compiegne et J.Terrasse 1918 Besançon; le fond superbe ; etiquette difficilement lisible de Nicolo Amati. J’avais montré cet instrument à mon luthier de l’époque qui m’avait dit qu’on avait reconstruit un violon à partir du fond et qu’il s’agissait probablement d’un instrument du à Kessler ; effectivement en enlevant la mentonnière j’ai découvert qu’elle était de Kessler Berlin! (peut être l’un de vos parents?) Ce violon très beau est intime et j’adore jouer avec la sérénade de Haydn! Je possède actuellement un Grandjon de 1870 en modèle Strad ; lutherie superbe au son sublime qui n’a rien à envier à son illustre inspirateur! Et puis j’ai possédé un Georges Chanot de 1856 mod. Guarnéri del Jésu que j’ai du revendre à Bernard Sabatier, hélas! Sa puissance sonore était incroyable. Tout ça pour dire que certains violons français du 19ème ont vraiment été au meilleur niveau possible! Et puis j’ai trouvé un merveilleux alto de Vezio Paoletti de 1928 en modèle Guarneri del Jesu; Voilà ma petite contribution à ces merveilleuses anecdotes sur les violons!

  12. Emmanuel Marty
    | Répondre

    Bonjour, mon père m’a légué un vieux violon avec une signature mais je n’arrive pas a déchiffré pourrais je vous envoyer une photo pour m’aider a identifier son origine ?

    • Bonjour Emmanuel, bien sûr, vous pouvez, mais il faudra de préférence prendre plusieurs photos, et de qualité convenable avec un bon éclairage. Vous pouvez regarder les galeries photos de la boutique et vous faire une idée des prises de vu intéressantes.

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