Je vais surtout vous parler dans cet article de mes anciens établis de luthier. Ce sera en fait l’occasion de faire un petit voyage nostalgique dans le temps, mais aussi de partager certaines anecdotes. J’espère que celles-ci pourront vous aider dans le cas où vous souhaiteriez vous aussi vous faire votre propre établi de luthier. Je parlerai d’ailleurs de ceux que j’utilise aujourd’hui à titre de comparaison. Mais cela sera le sujet d’un article suivant.

Mes anciens établis de luthier à Newark
Mon premier établi, alors que je n’étais encore qu’étudiant.

Mes anciens établis de luthier

Mon tout premier établi

Ma première expérience est un peu la même que toutes les premières fois, laborieuse et pas hyper satisfaisante. Il fallut tout d’abord, juste après mon installation dans un appartement flambant neuf, que je me construise un endroit pour travailler. Toutefois, deux problèmes majeurs se présentaient :

  • Premièrement, je n’avais pas de voiture pour transporter des charges lourdes ou encombrantes.
  • Ensuite, il était impossible de percer les murs pour accrocher quoi que ce soit.

De ce fait, je me suis procuré quelques planches que j’ai assemblé en un édifice qui me permettait de travailler assez haut. J’y avais installé un étau ainsi qu’une planche murale tenue par l’établi lui-même. J’avais assemblé le tout avec des vis et quelques boulons ainsi que quelques assemblages rudimentaires.

J’y ai passé beaucoup trop de temps s’il fallait prendre en compte le résultat final.

Je dois avouer que c’était vraiment branlant, surtout lorsque je devais raboter dans la longueur, tous les outils accrochés oscillaient et cliquetaient les uns contre les autres. Toutefois, je m’en suis servi pendant environ trois ans avant de le céder à d’autres étudiants.

Mes anciens établis de luthier à Roquebrune
Mon second établi de luthier avec qui j’ai fait pas mal de kilomètres.

Mon second établi

J’ai construit mon second établi avec ce que j’avais sous la main à l’époque : une porte de sécurité et du bois de coffrage.

Premièrement, la porte que j’avais trouvée était extrêmement lourde, ce qui donnait beaucoup de stabilité à l’ensemble. Je l’avais aussi fait assez bas pour en baisser le centre de gravité. Et aussi, pour que la porte ne cintre pas, j’ai fait quelques renforcements juste en dessous.

C’est avec lui que j’ai commencé ma carrière professionnel et j’y ai installé deux étaux que j’utilise encore aujourd’hui. Même si je l’ai déménagé trois fois en traversant la France, j’ai décidé de le laisser tel qu’il est sur la photo d’illustration. Il sert maintenant à d’autres applications que la lutherie, mais avec sa robustesse,je suis sûr qu’il fera encore l’affaire pendant de nombreuses années.

Mes anciens établis de luthier à l'Hôtel des Forges (le premier)
Mon établi lorsque je suis arrivé à Strasbourg.

Mon établi Strasbourgeois

Après avoir quitté le sud de la France pour continuer mon aventure à Strasbourg, j’ai dû reprendre énormément de choses à zéro. Et comme l’établi est vraiment une part indispensable du métier de luthier, j’ai dû m’en créer un nouveau. Pour cela, je suis allé chez les fameux agenceurs scandinaves, et je dois dire que cela ne m’a pas coûté très cher de faire un établi lourd, stable et aussi démontable. En effet, une fois les tiroirs installés et remplis, vraiment plus rien ne bouge.

J’ai trouvé cette méthode excellente pour faire des établis adaptés à la lutherie. Ils permettent de faire la majorité des travaux de réparation et de construction et, avec un peu d’astuce, servent aussi de très bons supports pour étau.

Si vous observez la photo, vous vous rendrez compte qu’il y a un pan qui est coupé. C’était en fait car, dans mon premier lieu de travail, j’étais sous les toits et je devais faire rentrer l’établi pile à cette place.

Dans la forme que vous voyez, l’établi n’existe plus. Toutefois, je l’ai démonté et réutilisé ses différentes parties pour en faire d’autres que j’utilise encore aujourd’hui. C’est très modulable et adaptable selon tous les besoins.

 

Mes anciens établis de luthier à l'Hôtel des Forges (un deuxième)
L’évolution du modèle scandinave.

Mes anciens établis de luthier avant le déménagement

Avant de déménager dans l’atelier où je me trouve actuellement, j’ai continué à exploiter la solution scandinave. Et même, je dois avouer que je l’exploite toujours.

J’ai appris à exploiter le maximum d’espace, à la fois pour le rangement, mais aussi pour permettre un accès rapide aux outils. Ainsi, j’aime quand ils sont accessibles en tout temps et facilement repérable par les yeux.

 

Et vous, utilisez-vous un établi ? Quels sont les éléments qui vous semblent indispensable ?

 

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